Mercredi 2 avril 2008
La librairie Kamalalam participera le dimanche 06 Avril 2008 à la « Foire du Livre Insolite » dans le village de Florennes (Belgique) de 10h à 19h.

Par ce mot « insolite », on fait allusion à une série de petits éditeurs, des artistes du livre, des auteurs, des illustrateurs, bref à un échantillon représentatif de ce qui se fait de plus créatif (sont modestes...) dans le monde de l’édition indépendante.

On se voit là-bas ?   ;-)



Par Filleke - Publié dans : Librairie / Editions / Edition
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 2 avril 2008

J'ai déjà évoqué, je pense, le lancement de notre maison d'édition. Et nous préparons actuellement les premiers livres. Pas de chance, en un sens, les textes que nous avons dénichés, pour être admirables, ont été écrits par un monsieur qui ne travaille pas sur ordinateur mais avec une bonne vieille machine à écrire…


Le soir, moi, je fais la copiste, copiant et recopiant J-A.M. comme l'assistante du maître dans le film Copying Beethoven. Quand j'ai osé cette comparaison à notre auteur, cela lui a beaucoup plu. Vous pensez… Beethoven…


En attendant, moi je copie.

 

Ah, l'Edition !!!

Par Filleke - Publié dans : Librairie / Editions / Edition
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Mercredi 2 avril 2008

Oh, ça a l'air tout simple.  J'en aurais juré avant de m'occuper d'enfants. Evidemment, c'est les parents qui décident. Cela est important pour l'enfant, il a besoin de repères…

 

Oui, mais…

Pour le moment, Minipouce est infernale. Y a des moments comme ça. Cela va passer, et de toutes manières, on va en discuter elle et moi. Mais je profite de cette mauvaise passe pour réfléchir à nouveau sur la décision.


- Clair, c'est moi qui décide.

- C'est d'ailleurs une de mes obligations, de mes devoirs de parent.

- J'essaye de décider au mieux pour tout le monde.

 

Mais aussi

- Il m'arrive de me tromper. Dans ce cas, il faudrait que je l'admette. Pas simple.

- Je décide souvent mal quand je suis en colère. Pas simple.

- Il est parfois difficile de faire la part entre leurs besoins et les miens. Pas simple.

- Même si je décide, je dois aussi écouter. Pas simple.

 

Pfiout. Difficile le métier de parent. Je me rassure comme je peux ; au moins, j'y pense…

 

Pi d'ailleurs Minipouce n'a pas le choix, chui sa mère et elle en a pas d'autre de rechange, faudra bien qu'elle apprenne à vivre avec moi, par belle ou par laide... Mais noooon, j'rigoooole.


Par Filleke - Publié dans : Des mamans et papas
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 1 avril 2008

Ce matin, je lis dans mon journal  :

 

Vingt-quatre jours de pluies ont été recensés le mois dernier, ce qui est plutôt « anormal », puisque la moyenne tourne autour des 18 jours.

 

Ma première réaction a été "Quand est-ce que je déménage ?" Pffff".


Mais ensuite, j'ai eu comme un coup de blues. Ben oui, hein, c'est pas trop original de râler contre la pluie, en Belgique, voyez-vous…


Mais il y a peu, je disais encore J'adore ce temps gris et noir, j'adore ce vent, j'adore la lumière qui brave les nuages et filtre doucement, j'adore la pluie, j'adore sauter dans les flaques, j'adore l'effet miroir de tout cela…

 

Pfff (encore). Je me retrouve dans l'ascenseur à dire avec trois vieilles et deux croulants "C'est pas une misère, ma bonne dame, un tems pareil…"

 

Je vieillis.

Par Filleke - Publié dans : quoti diens
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 1 avril 2008

J'écris ma bafouille, en quelque sorte en miroir de celle de Marie qui raconte les péripéties qu'elle rencontre avec son éditeur, éditeur militant !!

Voir là : http://rennard.canalblog.com/archives/2008/03/30/8531965.html

 

Oh comme cela me rappelle de bons moments !

Lorsque nous étions à Kamalalam, librairie consacrée à la petite édition, on a travaillé bien entendu avec beaucoup de petits éditeurs. Bah, il y a de tout chez les petits comme chez les grands, hein. Du bon, du mauvais, du franchement n'importe nawak, du génial aussi.

Oh, non, c'est pas parce que c'est petit que c'est anodin, c'est pas non plus parce que c'est petit que c'est bon. Avec le temps, on a eu un sacré tri à faire.

Vis-à-vis de la qualité des textes, bien entendu, mais ça, c'est notre boulot de libraires, mais face aux attitudes de certains éditeurs, il m'est arrivé de rester comme deux ronds de flan.

 

Je vous en raconte une qui m'est toujours en travers de la gorge. A la librairie, nous avons coutume de travailler en dépôt avec la plupart des éditeurs. L'éditeur nous dépose les livres et nous lui adressons un détail des ventes tous les mois. Cela nous permet de ne pas investir des fonds démesurés et permet aux petits éditeurs d'avoir plus de visibilité : s'ils veulent déposer tout leur catalogue, pas de souci, on le met en place et en avant, pour peu que le travail nous plaise, évidemment.

 

Nous n'avons jamais eu aucun souci avec aucun des éditeurs à ce sujet. A une exception près. Les éditions B. que je ne cite pas, parce que je n'ai pas envie de les enfoncer plus qu'ils ne le sont déjà dans leur bêtise.

 

Les éditions B, par hasard, sont aussi "Editeurs militants". Suite à notre accord habituel, nous avons pris tout leur catalogue. Nous leur avons consacré une vitrine. Nous avons organisé avec eux deux lectures, qui ne nous ont pas particulièrement plu mais c'est une autre histoire.

Et nous avons vendu pour eux. Pas pour des millions d'euros mais quelques exemplaires tous les mois. Et payé dûment les factures.

 

A un moment donné, nous avons dû abandonner le magasin. Mais… la librairie continuait : en ligne, en déplacements, marchés, foires, etc. Un courriel adressé aux éditeurs leur expliquait la base : tout comme avant, s'ils le désiraient. On pouvait ou garder les stocks ou le leur rendre. Pas de souci. Pour personne, à l'exception du responsable des Editions B, qui nous ont envoyé la facture pour la totalité du stock, soit plus ou moins 1000 €.

Euh ?

 

Echanges divers, le ton monte, B. menace, nous nous étonnons. Le stock est à leur disposition, s'ils désirent le récupérer, il n'est pas "à nous" et ne l'a jamais été. Là sort le grand argument militant, non pas celui de la solidarité, mais celui du respect des petits, d'une nécessaire adaptation à leur difficile condition de petits éditeurs militants. Il faut dire que la multinationale Kamalalam avait tendance à s'en mettre plein les poches. Et que nous n'avions que ça à faire de prendre un avocat pour contester une facture qui n'avait pas de raison d'être.

 

Nous avons "gagné". Et n'avons pas payé les 1000 €, simplement renvoyé les livres*. Si nous avions dû à ce moment-là payer cette dette qui n'était pas la nôtre, nous n'aurions jamais pu continuer le projet. C'est ça qui m'a fait râler. Depuis un an, on les soutenait, on leur rapportait du flouze. Mais on devenait sans doute "moins intéressants" comme partenaires commerciaux ?**

 

Ce qui est certain, c'est que tous les intéressés, qui normalement servent la même "cause", ont tous perdu quelque chose.

 

Oui, il y a des rats parmi les militants. Et des faquins parmi les éditeurs.

Pas tous. Ouf.

 

* Sans regret, mais ça aussi, c'est une autre histoire.

* Ce n'est pas l'avis de tous les autres, qui ont continué, à raison je pense, à nous faire confiance.

Par Filleke - Publié dans : Librairie / Editions / Edition
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés