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Quatrième de couverture : 1962. Le Kairouan sort du port d'Alger. Les quartiers européens et la Casbah disparaissent sous la brume. A son bord, Ray et ses trois enfants
Oui, c'est l'histoire de Ray, drôle de maman dans un monde impossible. Mais aussi de ses enfants qui peuvent difficilement trouver leurs traces et leurs repères dans un monde où déjà les parents ont du mal…

 

Violence. Du monde, des parents, des enfants. C'est un monde cruel, qui n'est pas dépeint dans du rose et du bleu. Mais avec une écriture incisive comme un scalpel, aux limites de ce qu'est l'insupportable réalité.

 

Ce que je n’avais pas dit, même si l’on pouvait le deviner, c’est que la lecture de Palavas La Blanche m’a laissé secouée. Cela fait quelques mois maintenant, et même sans toucher le bouquin, les images me reviennent, et les mots, acérés, frappent encore. Oh, oh, oh.

Et que l’écriture de Christophe Léon  blesse et dérange, atteint le cœur. Et que ce n’est pas facile à digérer.

 

Ce bouquin, publié aux Editions du Rouergue, dans la collection La brune prolonge indirectement Tu t'appelles Amandine Keddha, un autre livre peut-être un peu moins étonnant mais déjà prometteur et dans lequel on découvre une écriture, un style. Je n'ai pas encore lu les autres mais je sens que je vais le faire… parce que ce monsieur là à une plume. Bien trempée.


 Edmond sanglote doucement parce qu'il n'a pas vu Fatma sur le dos de la baleine et il a perdu espoir de la revoir. Il ne reconnaît rien, il ne comprend pas pourquoi Fatma ne vient pas le chercher pour le ramener à la maison, lui donner un gâteau, lui essuyer le coin de la bouche avec son tablier et lui raconter des histoires en faisant la cuisine pendant qu'il est assis par terre à faire la chasse aux fourmis, à en écraser une avec son index et à la regarder tout aplatie et à recommencer jusqu'à ce qu'il en ait suffisamment estourbi pour se sentir invincible – pourquoi ? – Et pour la première fois depuis longtemps son corps le laisse en paix et il a une impression de légèreté agréable. Les larmes lui viennent naturellement, elles sont chaudes et salées, il aime bien pleurer.

 

Christophe Léon, Palavas La Blanche, Editions du Rouergue, p.79.

www.christophe-leon.com

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