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2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 11:23

Je traverse le parc, ce matin, jette un œil aux canards immobiles, me dit que quand même, c’est une sacrée chance de travailler dans un cadre pareil.

Il fait froid, je suis fatiguée, j’ai travaillé beaucoup hier. Manuscrits à relire, contacts avec les auteurs, dossiers à préparer, actions de diffusion… le travail ne manque pas, ça me change.

 

J’arrive au bureau. Certaines collègues sont déjà là, rient aux éclats, se plaignent de leur salaire. Le patron nous apporte le café. Ha, hein.

Tout le monde travaille dur. Réunion de production cet après-midi, on doit tous être prêts sans quoi les livres de cette semaine ne sortiront pas. Des choses qui vont, des choses qui foirent, les imprimeurs se font tour à tour engueuler (un peu), féliciter (plus).

 

Sacrée pression en tous cas.

 

Mais aujourd’hui, le patron nous offre aussi un « massage assis déstressant ». Le pied, franchement. Huhu. Je sens que je vais faire des envieux.

 

Il va falloir que je m’organise. Pour le moment, j’ai encore le temps de vous lire, moins de vous écrire. Mais petit à petit, hein…

 

Surtout que j’ai plein de choses à vous dire !

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12 août 2008 2 12 /08 /août /2008 15:59

C'est étrange. Je me plains de mon boulot depuis des mois. Et même ces trois derniers jours, qui sont mes trois derniers jours ici, me semblent infiniment pesants. 

Mais il y a des choses que j'ai aimées, et surtout des rencontres que j'ai faites qui resteront. Des moments, et des expériences aussi. C'est aussi pour moi le temps venu de faire le bilan et d'estimer ma part de responsabilités dans ce semi-échec.

A moitié seulement car le projet se porte bien, les objectifs sont acquis. Mais on aurait pu aller plus loin, dans une perspective dynamique de travail, sur le long terme. Pour ça, c'est foutu.


Il y eu nos pauses café allongées (les pauses, pas le café) par beau temps sur la terrasse. Il y a eu les déjeuners (un peu) imbibés et les fous rires qui ont suivi. Il y a eu les malentendus parfois très drôles – parfois beaucoup moins – portés par notre "langue de travail" qui n'est la langue que de quelques uns ici.

 

Il y a eu la découverte de ce phénomène étonnant : à la porte, tous nous déposons nos nationalités. Oh, c'est sûr que quand passe une mesure qui concerne pour un pays ou l'autre, on s'intéresse, mais on sent quand même qu'on travaille sur le même paquebot. Même si, aussi, parfois, on a l'impression de pousser le Titanic.

 

Il y a eu les coups de gueule, les vraies prises de bec, boulot le plus souvent. Il y a eu les clashs entre les hommes, les femmes, au quotidien, pour des raisons simples et compliquées.

 

Il y a eu des amitiés naissantes et qui, si nous prenons la peine de les entretenir, grandiront peut-être.

 

Et maintenant, il y a la grande boîte en carton dans laquelle je range mes crayons, mes bics, les cartes postales accrochées au mur, et mon cactus. Puis, non, finalement, je laisse mon cactus à mon collègue de bureau, tiens.

Ainsi, quand je serai partie, il pensera un peu à moi…

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28 juillet 2008 1 28 /07 /juillet /2008 14:19

Non, non, ce n'est pas une plaisanterie. Ni un nouveau concept artistique après Duchamp. Et je promets, ce n'est pas moi. Je ne me vengerais tout de même pas à si bon marché.

 

Mais dans la nuit de vendredi à samedi, un des urinoirs des toilettes à détecteur de mouvement de mon  actuel taf s'est bouché, provoquant un déséquilibre du flotteur, qui lui-même empêcha que l'eau de rinçage ne s'arrête. Un seul urinoir, mesdames et messieurs, qui inonda complètement le 9e étage dans la journée de samedi (le mouvement de l'eau n'est détecté par rien ; à croire que ces détecteurs sont là uniquement pour nous empêcher de bouquiner). On imagine que c'est durant la journée de dimanche que l'eau s'infiltra, gagnant les 8e, 7e et 6e étages.

 

Et ce matin, les fonctionnaires de retrouver leur moquette imbibée mais aussi et surtout tous leurs précieux et confidentiels dossiers se dandinant à vau-l'eau, c'est le cas de le dire. Fi des confidentialités et des petits secrets maisons, les politiques d'ici pleurent leurs classeurs, pataugent pour retrouver un rapport ou une facture, pendant que les autres, les petits "du bas" surveillent le plafond. L'eau en effet, difficilement évacuable en de telles quantités de nos bureaux hyper-confidentiels et donc à accès restreint, continue de couler…

 

Et une de mes amies danoise de commenter, l'eau trouve toujours son chemin…

 

Je suis morte de rire.

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23 juillet 2008 3 23 /07 /juillet /2008 11:49

Et bien voilà, j'ai signé mon contrat hier. Me voici éditrice. Deux fois. Une fois pour le travail, une fois pour la passion.

Et les choses se mettent en place. Nous avons trouvé une belle maison, avec un beau et grand jardin. Nous déménageons le 1er septembre.

 

Les choses s'accélèrent donc. La pression retombe un peu – heureusement. C'est fait, c'est fait.

 

Reste la motivation, le dynamisme, l'enthousiasme.

 

Plein de choses devant moi, devant nous.

 

Oh, oh, vous allez participer avec moi à l'aventure, je le sens…

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14 juillet 2008 1 14 /07 /juillet /2008 14:19

… au boulot, sauf que Minipouce m’accompagne.

 

En effet, mon chef m’a demandé de prester ma journée (je suis en congé, grrr), de peur sans doute que l’édifice ne s’écroule pendant mon absence… Soit.

 

Pour elle, de toutes manières, c’est la grande aventure. Le tram d’abord (et comme il fait du bruit!), puis le métro (comme il va vite !).

Elle visite ensuite les bureaux d’un air décidé. Bon, que peut-elle faire pour aider ?

Toute la journée, ou du moins les quelques heures que je passerai au bureau – après tout, je suis toujours en congé – elle sera la petite reine du service, acceptant d’un battement de cil les éloges et les compliments. Comme elle est jolie ! Mais oui, semble-t-elle répondre. Tu parles qu’elle le sait. Et comme elle est sage !  Bien sûr, pour une si petite, mieux vaut attirer l’attention ainsi que le contraire.

Bref, elle est aux anges.

 

Moi, je grommelle toujours. La peste soit de cette maudite conscience professionnelle que mon management aime à évoquer ces temps-ci. Je préfèrerais quant à moi, être dans mon lit.

 

A sa manière, elle classe des papiers, d’un air concentré. Et ma mauvaise humeur atteint son comble quand elle me dit « quand je serai grande, je travaillerai dans un bureau comme ça ». Mouais.

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26 juin 2008 4 26 /06 /juin /2008 12:15

Je sais, je vous délaisse un peu pour le moment. Mais comme vous êtes malins ;-)), vous vous dites, il se passe des choses...

 

Et oui, j'ai démissionné. Et vous savez quoi, je suis pas mal fière de moi. Parce que la vie, ça s'invente, ça se construit, ça se développe et prend de l'ampleur. Et ça ne peut pas, ça ne doit pas se raccrapoter, malheureuse et toute rikiki derrière un écran d'ordi, percluse de son inutilité. Oh c'est pas l'ordi qui est en cause, hein, on en fait des trucs utiles derrière les PCs. D'ailleurs, nos blogs en sont la preuve (n'est-ce pas).

Mais ça, non ça, ça ne pouvait plus durer.


Alors me voilà sans emploi. Enfin, pas vraiment. Parce que d'une part, je preste mon préavis, et donc, je travaille. (C'est drôle, je n'ai jamais autant bossé que depuis que j'ai donné ma démission). Et d'autre part, j'ai toujours tous les doigts croisés, y compris les orteils, ce qui n'est vraiment pas pratique pour s'assurer une démarche de reine, je vous l'dis, j'attends LA réponse pour LE boulot, celui dont on rêve depuis qu'on est gamin, LA chance, LE projet, LE challenge… Bref. Je ne respire plus.

 

Alors, vous m'imaginez ainsi : sans air et trébuchante ?

 

Pfiout. Vivement dans quinze jours.

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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 11:54
Ce matin, je passais (en ligne, vive la technologie) des tests psychologiques de recrutement. Le résultat m’est envoyé en direct (seul inconvénient, on n’a même pas eu le temps de se lever pour un café) ainsi qu’au recruteur.

Je suis ainsi définie en cinq points (mazette) : collectionneuse, ayant soif d’apprendre, stratégique, respectueuse des différences, tournée vers l’achèvement et l’accomplissement.

L’ensemble me laisse sans voix, je dois bien le dire, moi qui pour toute stratégie connait le Stratégo et qui en terme d’achèvement regarde périodiquement mais avec nostalgie un patchwork que j’ai commencé à la naissance de ma fille et que je lui offrirai peut-être à la naissance de la sienne.

Bon, soit. Mais ce qui m’étonne par-dessus tout, c’est collectionneuse. Qué ? A part peut-être, dans mon jeune temps les amants, moi je n’ai jamais rien collectionné, et j’ai même du mal à comprendre l’idée.
Je lis plus bas « Il est vraisemblable que vous collectionnez les idées, les concepts, les mots. Et probablement même les cartes de Base-Ball, les photos sépia, les papillons ou les poupées en porcelaine. » Heink ?

Bon, le problème est que maintenant, je vais devoir trouver un truc à raconter au recruteur. Le thème est donc comment inventer un truc malin à dire à partir de quelque chose comme ça. Si j’y parviens, je suis vraiment très forte. Pfff

PS : ça fait un peu Serial killeuse, trouvez-pas ? Brrrrrrr.
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9 juin 2008 1 09 /06 /juin /2008 11:40

 

Je ne vous l'ai pas encore raconté mais j'ai eu, la semaine dernière, un entretien d'embauche. Comme une respiration dans une période étouffante.

 

Pas tout à fait une résurrection (mais presque), pas tout à fait, parce que ce n'est qu'un entretien, pas encore un nouveau boulot, hein… Mais simplement cela : quoi, ça existe, des postes intéressants, des endroits où l'on travaille pour faire avancer, concrètement, les choses, grandes et petites ?

 

Cela impliquerait une foule de choses : il faudrait que nous déménagions vite fait, que Minipouce change d'école, que nous organisions tout autrement. Et je prendrais des risques, c'est sûr !

 

Mais diantre ! Croisez les doigts avec moi ! Pourvu que j'aie ce job !

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22 mai 2008 4 22 /05 /mai /2008 10:17

Mon titre est certes un clin d'œil, mais il couvre aujourd'hui un petit drame du quotidien pour moi. J'aurais pu intituler mon article Lire aux cabinets, ce qui aurait fait référence à l'excellent opuscule d'Henri Miller paru chez Allia. Loin d'être une apologie de la chose, celui-ci démontre pourquoi l'idée de lire dans les lieux dits d'aisance est insupportable.

Et je suis assez d'accord avec ce point de vue, il ne me serait jamais venu à l'idée, chez moi, d'ouvrir un bouquin sur le trône, j'ai le sens du ridicule de la position.

 

Mais parfois, il faut sacrifier au ridicule, et lorsque cela devient une question de survie, on fait bien des concessions.

 

Donc, au boulot, je lis dans les toilettes.

Je sais.

C'est moche.

Et ça illustre bien la situation désespérée dans laquelle je suis.

 

Mais, et c'est là que l'histoire revêt tout son caractère dramatique, l'Institution pour laquelle je travaille a décidé de faire des économies d'énergie drastiques. Pensez-vous à une campagne pour l'extinction des lumières le soir après la fermeture des bureaux ? Que nenni. Ils ont installé dans les toilettes un détecteur de mouvements. Ou plutôt, juste devant la porte des cabinets.
Evidemment, quand je lis dans les toilettes, je ne passe pas mon temps à ouvrir et fermer la porte, ce qui de plus pourrait paraître suspect.


Je suis donc, après quatre minutes de lecture, plongée dans le noir le plus complet.

 

C'est désespérant.

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14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 11:11

Non, je ne le suis pas encore.
Mais ça va venir.
Parce que pour le moment, au taf, je suis évaluée et que mon management pense qu'un recyclage ne me ferait pas de tort.


Je les comprends. Je rapporte à ne rien faire, c'est pas acceptable. Sans rire, l'inactivité rétribuée (volontaire ou non) n'est pas une profession d'avenir et n'est certainement pas une valeur en termes d'éthique. Faut le savoir.

 

J'ai déjà évoquée que je suis bodyshoppée, terme utilisé par le petit monde de la consultance dont je fais partie - non pour exprimer que je vends mon corps - mais que ma "personne" (au sens de persona ) est vendue en capital-jours. Bon, c'est tout simple finalement, mais z'ont toujours besoin de jargonner.

 

Deuxième étape, donc, la self-evaluation-validation. Je reçois un petit questionnaire me demandant d'évaluer la pertinence de mon travail et l'adéquation entre celui-ci et les attentes du client. Un petite case pour compléter. C'est simple finalement : mon client n'attend rien, et moi j'en fais un tout petit peu plus que ça… Tout va bien. Multiplier zéro par n'importe quoi…ben vous connaissez le résultat.*


Suit la case : potentiel. Hum, ça se complique. Par prudence, je laisse la case vide. Si quelqu'un là-bas veut avoir de l'imagination…


Case suivante : futurs développements de la carrière : là par contre, c'est la mienne, d'imagination, qui carbure, mais franchement, je ne peux pas leur dire tout comme ça franco que si un jour si seulement si il y avait même une toute petite chance que… la librairie et l'édition fonctionnent assez que pour m'assurer un (tout petit) minimum, je leur remballe la voiture de société… non, je ne peux pas.

 

Poste suivant souhaité : pfff – idem. Mais je pense à des alternatives sérieuses. Il y a un joli piti magasin de fleurs juste au carrefour. Caissière dans un grand magasin, c'est pitêtre pas mal. J'aurais voulu être prof à un moment mais paraît que les collègues sont de moins en moins sympas.* *

 

Bon. Après discussion avec mon coach (ben voui), je pense que je vais l'envisager, ce recyclage…

 

 

* je tiens à dire que j'exagère un piti peu quand même (puis au cas où des collègues me liraient).

** Lire ici : http://liseznostextesmerci.over-blog.com/article-18721081.html

 

 

 

 

 


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