Lectures de texte, réflexions et partage autour de la littérature, textes en ligne, petits mots belges et français, et billets quotidiens pour rire et réfléchir.
Quand nous attendions Minipouce, mon namoureux et moi, il nous arrivait de fréquenter des librairies pour enfants et de lui acheter des livres. Evidemment, à la librairie, nous avons tout de suite développé un rayon jeunesse. Comme nous rêvions : mmmmmmm ! Cela doit être délicieux de partager ce plaisir de la lecture avec un enfant ! Quel bonheur ! Nous en étions sûrs.
Sauf que…
Sauf que nous ne sommes pas les seuls à offrir des livres à Minipouce.
Et que Minipouce, comme je pense beaucoup d’enfants, adore écouter encore et encore et encore (et encore ?) la même histoire. Alors quand je suis fatiguée, et que je dois d’abord négocier (« Trois livres, d’accord ? », « Non, cinq » dit la petite main tous doigts dehors), et ensuite, subir oui subir des inepties du genre Tout autour de l’île la mer est bleue. Bleue comme la gentille baleine et le dauphin qui ne pense qu’à jouer. Bébé Vil-Coyotte joue dans l’eau bleue lui aussi, je manque de péter une durite.
Alors le conseil du jour, chers papas, chères mamans, c’est : dès le plus jeune âge, faites l’impasse sur les livres cons. Pour la santé mentale de vos enfants mais aussi pour la vôtre. Le premier qui me demande de lire une fois de plus Bébé Escargot risque gros.
Mais allez plutôt voir du côté de Ratatatam de Peter Nickl et Binette Schroeder (Michelle Nickly, traduction), aux Editions Nord-Sud. C’est beau, c’est bien, c’est poétique et c’est malin. Et finalement, les petits aiment autant, voire plus, quand il y a « beaucoup de mots ».