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Cette nuit, j'ai combattu avec violence et mis à mort, sans aucune pitié... un moustique. Ne riez pas, nos armes étaient inégales : je ne pouvais le voir (lumières éteintes, zhom qui dort oblige), entendais à peine son zzzz, zzzz, zzzz qui me portait plutôt sur les nerfs que ne m'orientait, et il était nettement plus vif et agile que moi ensommeillée.
A vrai dire, je ne suis pas quelqu'un de très agressif même vis-à-vis des insectes qui, s'ils n'éveillent pas chez moi de sympathie particulière, n'obtiennent la plupart du temps qu'une indifférence totale. Non, je n'ai pas spécialement peur des araignées, je ne suis pas dégoûtée non plus par les bestioles grouillantes, pas spécialement, je m'en fous.
Mais là, le malappris a déclenché clairement et furieusement les hostilités, et ce aux alentours de minuit. Outre le zzzz, zzzz, zzzz, duquel je peux m'accommoder, il me piqua goulûment une dizaine de fois. Bon, me dis-je, il doit être repu. Et de me lever pour passer les petites boursouflures au vinaigre blanc. Infect à l'odeur (c'est-à-dire, réjouissant sur une salade mais tout à fait repoussant au creux d'un coude ou d'un genou), mais efficace.
Et de grogner, bon, ça va, t'es content ?
Non.
Visiblement le petit gaillard avait un appétit d'ogre. Et continua de plus belle ses évolutions.
Pas évident d'attraper un moustique. Impossible même dans le noir. Après de nombreuses et vaines tentatives, je me levai et décidai d'enclencher un appareil diffuseur d'insecticide. A 5 heures 28, je dormais profondément, le coupable étant, selon toutes vraisemblances, neutralisé.
Comme quoi, en certaines extrémités, l'arme chimique… (anti-moustique, bien entendu...)