Me dit ma collègue quand j’arrive au bureau. Y a rien à faire, ça crée tout de suite l’ambiance.
J’exagère à peine, mais hier, après quelques heures de travail (non, j’ai pas encore officiellement commencé, mais oui, je bosse déjà, que voulez-vous quand on aime, on ne compte pas), je me suis baladée dans les rues du centre.
Non que je n’y sois jamais revenue mais à vrai dire je n’y suis plus ou presque que passée en coup de vent. Je ne sais même pas pourquoi mais ça intéresserait sûrement un psychanalyste. Soit.
Je me promenais donc. Comment, mais où est donc la Bourse ? Disparue, la Bourse ? Ah, remplacée par un super marché. Le petit fruitier est toujours là, et le resto qui annonce restaurant des copains. Je rêve ou ils ont déplanté les cerisiers du Japon de la place St Paul ? Po possible… La bibliothèque pour enfants est toujours là, plus belle, plus grande. Grande, enfin… Tout est petit ici, je fais presque le tour de la ville en une heure.
Quoi que. La nouvelle gare des Guillemins est impressionnante. C’est un travail de Calatrava et même si on peut discuter de la pertinence d’une si grande gare pur une si petite ville, elle est à couper le souffle. Je retrouve un peu au hasard un restaurant que j’aimais, un quartier qui me plaisait bien, un bar où je buvais le pêket. Ben oui, hein.
Vîn d’ju. Je crois bien que je suis rentrée chez moi…