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Bah, c’est pas bien original de parler de la rentrée quelques jours avant celle-ci, mais je crois que toutes les mamans et tous les papas ne peuvent avoir autre chose en tête aujourd’hui.
La nôtre va être un peu spéciale. Pour Minipouce, il s’agit vraiment de tout changer. École et maîtresse, amis, organisation, chambre, maison. J’étais inquiète, un peu, comme d’hab, mais je la regarde se préparer au changement, je l’écoute poser des questions et je me dis que ça va aller. Mais elle prend un petit air sérieux qui me déconcerte, étonnant du haut de ses trois ans et demi.
Elle mélange les questions qui nous semblent des détails aux choses qui pour nous adultes ont de l’importance. Comment s’appelle la nouvelle maîtresse ? Est-elle gentille ? Jolie ? Y aura-t-il des vélos dans la cour de l’école comme dans l’autre ? Des trottinettes ? Un toboggan ? Des garçons et des filles ? Est-ce papa pourra venir me chercher à l’école parfois ? Est-ce que parfois vous pourrez venir tous les deux, papa ET maman ? Est-ce que les enfants font la sieste ? Elle est de quelle couleur, la classe ?
Cette question de la priorité et du détail, justement, est vraiment pertinente. Comme une petite chose peut tout changer pour un enfant ! Je ne suis pas de celles ou ceux qui veulent dire que le regard de l’enfant sur le monde est le plus juste. Je ne le crois pas, l’expérience aide au jugement et heureusement. Mais il y a de la poésie dans les regards des enfants, cela oui. Dans leurs petites bêtises aussi…
Et ma Minipouce, qui devient grande, de terminer notre conversation sérieuse de ce matin, d’y mettre fin, même, en me disant « Allez, on va être en retard à la gymnastique. Et cette fois, n’oublie pas ton manteau ou tu vas encore avoir froid ». J’en suis restée pantoise.