Lectures de texte, réflexions et partage autour de la littérature, textes en ligne, petits mots belges et français, et billets quotidiens pour rire et réfléchir.
Bah, je sais, je suis de mauvaise foi. Et cela n’a même pas été un problème de connexion. Mais ce déménagement a été le pire que j’aie jamais vécu et je pensais m’y connaître en déménagements.
Nous attendions donc les déménageurs lundi dernier vers 10h. 10h30, le monsieur me téléphone pour me dire qu’ils sont en retard. Noooooooooon ? A midi, les gars s’amènent peinards, mains dans les poches, on aurait dû se méfier, montent les deux étages et s’arrêtent devant nos cartons. C’est quoi, tout ça ? Des livres ? Rien que des livres ?
Ben alors, pas question. Les livres, c’est trop lourd, il y en a trop, on ne déménage pas ça.
J’ai failli tomber à la renverse. Mais si, les déménageurs refusaient de nous déménager…
Ils préfèrent sans doute porter les armoires que les bouquins. Nous, on n’a pas d’armoire. Pourtant, j’avais prévenu…
Et de nous retrouver comme des imbéciles (que je suis, pourquoi n’ai-je pas demandé la signature officielle d’un contrat) : sans camion, et d’ailleurs sans personne pour nous aider. On avait fixé la date du lundi parce que les déménageurs n’étaient pas libres en weekend, mais nos amis et famille, le lundi, ils travaillent.
L’appartement devait être libre le lendemain. On s’est simplement regardés, pi, ben… on a retroussé nos manches. Des bouquins, je vous dis pas combien on en a. Dans ma prochaine vie, j’éviterai soigneusement tout ce qui est littérature, librairie, édition… Je vais me réorienter, je sais pas, moi, dans les assurances…
Et je ne vous raconte pas les crampes. Oui, oui, marrez-vous !