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Réunion mercredi à l’Institution où séjourne Maxipouce. Et outre le côté éprouvant de la chose, j’ai à nouveau une belle application de l’effet Pygmalion.
C’est que nous ne parlons visiblement pas du même Maxipouce. On le dit réservé, timide, taiseux… Bon, je veux bien croire qu’il soit taiseux là-bas, même si à la maison, on a plutôt tendance à chercher le bouton pause, de temps en temps, pour respirer et puis, pour qu’il puisse respirer aussi…
Mais quand on nous dit qu’il est bon élève mais sans plus, intelligent mais dans la moyenne pi au vu des circonstances un peu en retard… je me braque.
Dernière fois que Maxipouce est venu à la maison, il a battu le programme d'échecs que j'utilise. 1e niveau
(Ah non, me parlez pas des niveaux)
Pas extraordinaire, n’est-ce pas ?
Non, ben tiens. Il a 9 ans. Et il n’a jamais appris à jouer aux échecs !
Il a simplement "regardé" jouer.
Il est arrivé et nous n'avions pas encore de "regard". Le nôtre maintenant changera-t-il le leur ?
Fingers crossed
Ajout suite à la remarque d'un ami - ou quand l'énervement me fait écrire n'importe comment.
Pas claire, je n'ai pas été claire. Maxipouce me semble très intelligent, preuve en est cette aptitude aux échecs, même si d'autres aptitudes scolaires lui manquent. Le regard posé par les professionnels ne peut faire qu'une chose, conduire à ce que les enfants concernés se conforment à l'idée - pitoyable - que l'on a d'eux. C'est ce qui s'appelle l'effet Pygmalion ou effet Rosenthal.
Voilà.