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J'avoue que parfois, je suis un peu ronchon. C'est le cas quand je constate que les critiques associent très souvent Anna Gavalda à Muriel Barbery.
Vous allez dire que décidément, j'ai quelque chose contre la première alors qu'en fait, ce qui se passe surtout, c'est que j'ai quelque chose en faveur de la seconde.
Mais ça n'a rien à voir, mes enfants ! Anna Gavalda raconte des petites histoires ! Il y a des rebondissements, des histoires d'amour et tutti quanti. Elle est où, la petite histoire dans L'Élégance du Hérisson, hein ? C'est un livre des profondeurs, celui-là, de vraies réflexions, et des sensations qui sortent des tripes. Des rebondissements ? Que nenni, s'passe déjà rien, alors !
Pfouit. Cela m'aurait carrément foutue en rogne si j'avais eu une minute pour penser que c'était encore un coup de l'étiquette littérature féminine ! Mais heureusement, j'ai aussi trouvé des critiques qui associent ces dames à Eric-Emmanuel Schmitt. Pauv' Barbery ! Manque qu'Alexandre Jardin et elle aura gagné le premier prix.
Mais… Mais… on s'en fout qu'elle vende, si c'est bon…
Mais tout fout l'camp, ma bonne dame. La librairie que je fréquentais a d'abord ouvert un rayon presse féminine, puis un rayon littérature érotique, avant de vendre de la quiche lorraine pendant la pause déjeuner. Si. De la quiche.
Qu'est-ce que vous voulez faire contre ça, hein…