La crise belge dure depuis trop longtemps maintenant pour que les belges s’en inquiètent encore. Sur les sites de presse, on lit essentiellement des commentaires s’interrogeant, finalement sur la nécessité d’un gouvernement et quelques tirades haineuses des rares échauffés qui parviennent à l’être encore. Sans queue ni tête, pas de chapeau, pas de braguette, cette histoire n’est même pas drôle.
Ce qui est chouette, c’est qu’on peut accoucher tranquillement, faire un tour par le congé de maternité, dormir encore un peu sous la couette et revenir aux actus quelques mois après : rien n’a changé.
Pourtant, tout à l’heure, je pense avoir trouvé le summum du mauvais goût de l’actu. Je pensais que l’expression Révolution des frites, trouvée par les mouvements étudiants (ah, ils ne sont plus ce qu’ils étaient !) pouvait gagner le pompon, mais il y a mieux encore : dans le journal Le Soir, si vous pouvez donner la date de formation du gouvernement (c’est un peu comme la question subsidiaire, ce truc, on a une chance sur…), vous pouvez gagner votre poids en gaufres ! Mais si.
Dans le genre pitoyable, ça non plus, ça n’est pas drôle. Ou je n’ai plus le sens de l’humour. Allez, je retourne sous la couette, ça vaut mieux.

